Comment protéger son chien ou son chat contre les parasites ?

Un vétérinaire examine les matières fécales sous microscope
Ecrit par
Roxane Leon
Roxane Leon
Spécialiste assurance
Publié le
July 24, 2026

Résumé de l'article

Les parasites ne sont pas seulement une source de démangeaisons ou d’inconfort. Certains peuvent provoquer des maladies parfois graves chez le chien et le chat, contaminer leur environnement ou transmettre des agents pathogènes. Plusieurs parasites présentent également un risque pour l’être humain, notamment pour les jeunes enfants et les personnes immunodéprimées.
Sommaire

Parasites internes et externes : quelle différence ?

Les parasites du chien et du chat sont habituellement répartis en deux grandes catégories.

Les parasites internes

Ils vivent à l’intérieur de l’organisme, notamment dans le tube digestif, les poumons, les vaisseaux sanguins ou le cœur. Un animal infesté ne présente pas nécessairement de signes visibles. L’absence de diarrhée, de vomissements ou d’amaigrissement ne permet donc pas d’exclure la présence de parasites.

Les parasites externes

Ils vivent sur la peau ou dans le pelage de l’animal. Les plus connus sont :

  • les puces
  • les tiques
  • certains acariens
  • les poux

D’autres arthropodes, comme les phlébotomes et les moustiques, piquent l’animal et peuvent lui transmettre des agents pathogènes. Les phlébotomes jouent notamment un rôle dans la transmission de la leishmaniose, tandis que certains moustiques peuvent transmettre la dirofilariose.

Un bain préventif contre les puces pour un chien marron dans une bassine

Pourquoi le protocole doit-il être personnalisé ?

Un chat vivant exclusivement en appartement n’est pas exposé aux mêmes parasites qu’un chien de chasse, qu’un animal nourri avec de la viande crue ou qu’un compagnon voyageant régulièrement dans le sud de l’Europe.

Pour évaluer le risque, le vétérinaire prend notamment en compte :

  • l’âge et l’état de santé de l’animal
  • son accès à l’extérieur
  • son lieu de vie
  • ses contacts avec d’autres animaux
  • son alimentation
  • sa tendance à chasser ou à consommer des proies, des limaces, des escargots ou de l’herbe
  • ses voyages et lieux de séjour
  • ses antécédents parasitaires
  • la présence de jeunes enfants ou de personnes immunodéprimées dans le foyer

Le traitement doit également viser les parasites réellement concernés. Tous les antiparasitaires n’ont pas le même spectre d’action, la même durée d’efficacité ni les mêmes précautions d’emploi.

Comment protéger un chiot ou un chaton contre les vers ?

Les jeunes animaux sont particulièrement exposés aux ascarides. Une transmission peut notamment survenir de la mère aux petits. Les œufs éliminés dans les selles peuvent ensuite contaminer durablement l’environnement.

En général, on recommande :

  • de commencer la vermifugation à partir de deux semaines chez le chiot
  • de la commencer à partir de trois semaines chez le chaton
  • de renouveler le traitement toutes les deux semaines jusqu’à deux semaines après le sevrage
  • de poursuivre ensuite chaque mois jusqu’à l’âge de six mois
  • de traiter la mère en même temps que ses petits

Ces indications constituent un cadre général. Le vétérinaire détermine le produit, la dose et le rythme adaptés à l’espèce, au poids et à l’état de santé du jeune animal.

À quelle fréquence vermifuger un chien ou un chat adulte ?

La réponse dépend de son exposition.

Un chien ou un chat adulte ayant régulièrement accès à l’extérieur peut nécessiter une vermifugation de 4 à 12 fois par an. La fréquence dépend notamment de son comportement, de son alimentation et des personnes avec lesquelles il vit.

Pour un animal n’ayant pas ou très peu accès à l’extérieur, une fréquence de 1 à 2 traitements par an peut être envisagée. Des examens coproscopiques réalisés selon la même fréquence peuvent, dans certaines situations, remplacer le traitement systématique : le vétérinaire traite alors en fonction des résultats.

Cette alternative possède toutefois des limites. Une coproscopie négative n’exclut pas tous les parasites ni toutes les phases d’infestation. Le choix entre surveillance coproscopique et traitement préventif doit donc être effectué avec le vétérinaire.

Certaines situations nécessitent une protection renforcée

Le chien chasse ou consomme des rongeurs

Dans certains régions où circule Echinococcus multilocularis, un chien susceptible de chasser et de consommer de petits rongeurs doit recevoir une protection adaptée contre ce parasite (un traitement au moins mensuel).

Le chien peut consommer des carcasses ou des abats de ruminants

Dans les zones où circule Echinococcus granulosus, les chiens ayant accès à des carcasses ou à des abats de ruminants nécessitent une vermifugation adaptée, au moins toutes les six semaines.

L’animal voyage dans une zone à risque de dirofilariose

La dirofilariose cardiopulmonaire est transmise par des moustiques. Dans les zones où circule Dirofilaria immitis, les chiens, les chats et les furets exposés doivent bénéficier d’une prévention définie par le vétérinaire.

Chez le chien, un dépistage est nécessaire avant la mise en place de la chimioprévention afin de vérifier que l’animal n’est pas déjà infesté. La destination et les dates du voyage doivent donc être communiquées à la clinique suffisamment tôt.

Comment protéger son animal contre les puces ?

Les puces peuvent infester les chiens et les chats toute l’année. Le chauffage des logements leur offre des conditions favorables, y compris lorsque les températures extérieures diminuent.

Une grande partie de la population de puces se développe dans l’environnement sous forme d’œufs, de larves et de cocons. Lorsqu’une infestation est installée dans l’habitation, un minimum de trois mois peut être nécessaire pour s’en débarrasser.

La stratégie peut alors comprendre :

  • le traitement simultané de tous les chiens et chats du foyer avec un produit adapté à chacun
  • le respect rigoureux de la fréquence d’administration
  • l’aspiration régulière des sols, tapis, plinthes et zones de couchage
  • le lavage des textiles compatibles avec cette procédure
  • lorsque cela est nécessaire, le traitement de l’environnement sur les conseils du vétérinaire

Traiter uniquement l’animal sur lequel une puce a été aperçue expose à des échecs répétés. Dans un foyer comptant plusieurs animaux, certains peuvent héberger des puces sans présenter de démangeaisons visibles.

Comment limiter le risque lié aux tiques ?

Le risque d’infestation par les tiques est souvent plus élevé au printemps et à l’automne, mais leur activité dépend des conditions climatiques et de la région. Une vigilance peut donc rester nécessaire en dehors de ces périodes.

Après une promenade, inspectez soigneusement :

  • la tête et les oreilles
  • le cou
  • les aisselles et l’aine
  • les espaces entre les doigts
  • le contour des yeux et de la bouche

Une tique doit être retirée rapidement à l’aide d’un crochet adapté, sans l’écraser ni appliquer de produit dessus. Une surveillance ne remplace toutefois pas la prévention antiparasitaire lorsqu’elle est indiquée.

forfait prévention assure les frais de prtection contre les tiques

Phlébotomes : une vigilance particulière dans les zones de leishmaniose

Dans les zones où la leishmaniose est présente, l’utilisation d’un insecticide à effet répulsif afin de réduire le risque de piqûre par les phlébotomes chez le chien est fortement recommendé. Cette protection peut également être indiquée chez les chats particulièrement exposés.

Le vétérinaire peut associer plusieurs mesures selon le risque : protection répulsive, réduction des sorties aux heures de forte activité des phlébotomes et, chez le chien, vaccination lorsque celle-ci est pertinente. La vaccination ne se substitue pas aux mesures destinées à limiter les piqûres.

⚠️ Attention : un produit pour chien peut être dangereux pour un chat

Un antiparasitaire ne doit jamais être utilisé sur une autre espèce sans avis vétérinaire. Certains produits autorisés chez le chien sont extrêmement toxiques, voire mortels, pour le chat.

Respectez toujours :

  • l’espèce mentionnée sur l’emballage
  • le poids de l’animal
  • la dose prescrite
  • la voie d’administration
  • l’intervalle entre deux traitements
  • les précautions en présence d’enfants ou d’autres animaux

En cas d’erreur d’administration ou de contact accidentel, contactez immédiatement un vétérinaire.

ℹ️ Les mesures d’hygiène font partie de la prévention

Les antiparasitaires ne suffisent pas à eux seuls. Pour réduire la contamination de l’environnement et les risques pour les personnes, les vétérinaires recommandent notamment de :

  • prévoir un bilan parasitaire au moins une fois par an
  • se laver les mains après avoir manipulé des excréments, de la terre ou un bac à litière
  • apprendre aux enfants à se laver les mains après avoir joué dehors ou touché un animal
  • ramasser rapidement les déjections canines
  • ne pas incorporer les selles de chiens ou de chats dans un compost destiné au jardin
  • couvrir les bacs à sable lorsqu’ils ne sont pas utilisés
  • nettoyer soigneusement les fruits et les légumes avant de les consommer
  • fournir en permanence une eau potable à l’animal
  • limiter son accès aux rongeurs, carcasses et abats
  • discuter avec le vétérinaire des risques parasitaires liés à une alimentation à base de viande crue

Ces gestes simples protègent l’animal, mais également les personnes qui partagent son environnement.

La prévention antiparasitaire fait-elle partie du budget santé ?

La prévention représente une dépense régulière à intégrer au budget consacré à son animal : consultations, bilans, analyses coproscopiques et antiparasitaires adaptés.

Une assurance santé animale peut contribuer à mieux anticiper les dépenses vétérinaires lorsqu’une maladie parasitaire nécessite des examens ou des soins, selon les garanties, exclusions, délais de carence et plafonds prévus au contrat. Certaines formules peuvent également inclure un forfait de prévention.

📌 Chez Filouzii, nous défendons une idée simple : assurance et prévention ne s’opposent pas. L’assurance aide à absorber les dépenses imprévues, tandis que la prévention cherche à réduire certains risques en amont. Avant de souscrire, vérifiez précisément les actes et produits couverts par votre formule. N'oubliez pas de vous renseigner sur le fonctionnement du forfait "prévention" !

En résumé : les bons réflexes contre les parasites

Pour protéger efficacement votre chien ou votre chat :

  • faites évaluer son risque parasitaire par votre vétérinaire
  • respectez le protocole et la fréquence recommandés
  • réévaluez cette protection lors d’un déménagement, d’un voyage ou d’un changement de mode de vie
  • traitez tous les animaux du foyer lorsque la situation l’exige
  • n’utilisez jamais un produit destiné à une autre espèce
  • associez les traitements aux mesures d’hygiène
  • consultez rapidement en cas de symptômes ou d’infestation persistante

Le meilleur protocole n’est pas nécessairement celui qui comporte le plus de produits. C’est celui qui cible les bons parasites, au bon moment, avec un traitement adapté à l’animal.

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