L'été venu, la question ne se pose presque plus : on part avec le chien. Selon un sondage Ifop pour la Fondation 30 Millions d'Amis réalisé en mars 2026, 64 % des Français comptent partir en vacances cette année avec leur animal, chien en tête. Une tendance qui ne fait que se confirmer : l'an dernier déjà, le bord de mer arrivait largement en tête des destinations plébiscitées par les propriétaires accompagnés de leur compagnon, devant la campagne et la montagne.
Emmener son chien en vacances, c'est une évidence pour la plupart des familles. Mais c'est aussi une organisation qui se prépare, s'anticipe, et qui mérite qu'on prenne quelques précautions pour que le séjour reste un plaisir, pour lui comme pour vous.

Le check-up avant le départ, une étape qu'on ne saute pas
Avant toute chose, un passage chez le vétérinaire s'impose, surtout si la destination change des habitudes du chien. C'est l'occasion de vérifier que les vaccins sont à jour, que les traitements antiparasitaires (puces, tiques, vers) sont bien en place, et de discuter avec le vétérinaire des risques spécifiques à la région de destination. Si le chien n'a jamais voyagé loin, ou s'il est âgé, cardiaque ou anxieux, cette consultation permet aussi d'anticiper d'éventuelles fragilités avant le grand départ plutôt que de les découvrir sur la route.
Si les vacances se passent à l'étranger, la donne change. Pour franchir les frontières de l'Union européenne, le chien doit avoir plus de quinze semaines, être identifié par puce électronique, être à jour de sa vaccination antirabique - avec un délai minimum de trois semaines après l'injection en cas de primovaccination - et posséder un passeport européen délivré par un vétérinaire habilité.
À savoir · Direction le Royaume-Uni ? Le Brexit n'a rien changé aux formalités sanitaires : entre un et cinq jours avant le départ, un traitement contre les ténias (à base de praziquantel) reste obligatoire, consigné sur le passeport par un vétérinaire. L'Irlande, la Finlande, Malte et la Norvège exigent le même traitement anthelminthique.
Et de façon plus large, en 2026, plusieurs destinations vont plus loin que la simple vaccination antirabique et demandent désormais un test sérologique pour confirmer son efficacité, réalisé au moins un mois avant le départ : mieux vaut se renseigner tôt auprès de l'ambassade ou du consulat du pays visité.
La route, le train, l'avion : chacun ses règles
Pour un trajet en voiture, le chien voyage idéalement au sol ou sur la banquette arrière, jamais sur les genoux, attaché à une ceinture de sécurité adaptée ou installé dans une caisse de transport. Si le trajet dure plusieurs heures, une pause toutes les deux heures s'impose, avec de l'eau fraîche proposée régulièrement.
Le mal des transports touche de nombreux chiens : il naît d'un conflit entre les informations transmises par l'oreille interne, l'œil et les muscles, qui finit par perturber l'équilibre. Un chien qui vit une première expérience négative associe alors la voiture à l'angoisse, ce qui entretient un cercle vicieux difficile à défaire par la suite. Pour l'éviter, mieux vaut ne pas nourrir le chien le matin du départ, réserver quelques friandises pour les pauses, et lui faire faire une longue promenade avant de partir pour qu'il se soulage et se fatigue. Le vétérinaire peut aussi prescrire un antiémétique à donner une heure avant le départ.
Côté ambiance, une climatisation modérée, une conduite souple, des conversations calmes et même de la musique classique contribuent à apaiser le chien ; un spray à base de phéromones apaisantes ou de valériane, vaporisé dans l'habitacle, peut compléter ce dispositif.
En avion, la règle dépend du poids : en dessous de huit kilos (sac compris) pour la plupart des compagnies, le chien voyage en cabine, dans un sac fermé, aux pieds de son propriétaire. Au-delà, direction la soute, dans une caisse homologuée IATA suffisamment grande pour qu'il puisse se tenir debout, se retourner et se coucher. La soute est ventilée, pressurisée et climatisée, mais personne ne peut intervenir si l'animal se trouve mal pendant le vol.

Le train, lui, reste souvent l'option la plus simple pour les chiens de petite ou moyenne taille, avec des règles assez stables d'une compagnie à l'autre.
Les vrais dangers de l'été
C'est souvent une fois sur place que les imprévus surviennent, et l'été en concentre plusieurs.


Et si on ne peut pas l'emmener ?
Confier son chien à un proche reste la solution la plus choisie par les propriétaires qui ne peuvent pas partir avec lui, selon une enquête Ipsos/SantéVet de 2026. C'est aussi celle qui demande le plus de préparation : la personne qui garde l'animal en devient juridiquement responsable des dégâts qu'il pourrait causer, et l'assurance responsabilité civile d'un particulier ne couvre pas nécessairement les dommages liés à la garde d'un animal dont il n'est pas propriétaire.
Mieux vaut donc lister par écrit les horaires de repas et les quantités, les friandises autorisées, le nombre de sorties quotidiennes, les coordonnées du vétérinaire traitant, et prévoir une ou deux gardes tests avant le grand départ pour familiariser le chien avec son nouvel environnement. Le carnet de santé, son panier, son doudou et un linge imprégné de l'odeur du maître complètent la valise. Une seule chose à éviter, même si l'intention est louable : parler tous les jours au chien par téléphone ou en visio le déstabilise plus qu'autre chose, en lui rappelant une absence qu'il ne peut pas combler autrement.










